D’Obsweb et de ses rencontres

Posted on 31/12/2010

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Les 6 et 7 décembre derniers, Obsweb, l’observatoire des pratiques journalistiques à l’aune du web (ou webjournalisme), organisait à l’Université Paul Verlaine de Metz ces premiers entretiens du webjournalisme. Des tables rondes et beaucoup de beau monde, l’occasion de faire de vraies belles rencontres, comme spectateur dans l’amphi ou comme acteur en tribune, ou les deux ;-)

Invité pour mon activité de CM à France 3 Lorraine et de double utilisateur Twitter (@jcdrf3 et @F3Lorraine), j’ai participé à deux tables rondes.

Avec Damien, les yeux fixés sur l'iPad ;-)

L’une sur le community managing avec le grand (dans tous le sens du terme !) Damien Van Achter (@davanac sur Twitter) de la RTBF.  Vous pouvez retrouver en vidéo nos contributions (la sienne et la mienne) et découvrir l’aura qu’il a sur son chien et sa mère. Et plus sérieusement l’incroyable boulot qu’il a fourni pour développer le CM chez mes collègues belges du service public et donner du sens à la présence d’un média et de ses représentants sur internet. Le jour où j’en serais là…

Samuel on the air

Et j’ai partagé l’autre table ronde, sur les usages journalistiques de Twitter, avec Samuel Goldschmidt, plus connu des twitter comme @rtlgrandest l’Indiana Jones de l’info radio à l’Est du fleuve Meuse (et aussi un peu à l’Ouest)  surnommé Twitterator ou Twetperator (compressions de Twitter et Imperator), mot-valise improvisé ce jour-là, justifié par le fait que ce garçon (journaliste à RTL) twitte plus vite que son ombre,  professionnellement et personnellement, jusqu’à l’accouchement de sa femme !

Il a été aussi question, dans les témoignages, de personnal branding, de modèles économiques, d’évolution des métiers, de sourcing, de funding, de rich media. Bref un foisonnement de témoignages (Owni, rue 89, Glifpix, Marianne2, Libé.fr, etc.) complétés par des enquêtes universitaires particulièrement pertinentes.

Nous avons beaucoup échangé, beaucoup partagé, appris à nous connaître, nous reconnaître, mieux nous connaître. Rencontres parfois fugaces, en sortie d’amphi, autour d’un café, un concentré de vie, mais rencontres pour certaines garantes de pérennité par l’intensité des échanges qui les accompagnaient.

De sorte qu’en 2 jours j’ai eu le sentiment de voir une formidable photographie de ce que notre métier de journaliste était en train de devenir à cause du web.

J’écris à cause car il faut bien reconnaître qu’à part pour nous, passionnés, ces évolutions dont on ne sait pas vraiment où elles nous emmènent, même si nous y allons tout droit, peuvent effrayer (même moi parfois…) tant le champ des possibilités apparaît immense.

Mais c’est une formidable perspective si nous acceptons l’idée que notre avenir est là. Pas seulement à titre personnel mais également celui de nos médias, celui de ce nouveau système d’interaction avec notre public, lui-même pas toujours convaincu de ces nouvelles orientations, mais qui sent bien au fond que personne n’échappera à ce futur-là. Celui de l’interconnexion, du fait immédiat, avec tous les risques dont il s’accompagne : manque de recul, ivresse de l’instant, manipulations préparées, etc.

Une seule conclusion : en avant !

Mais un en-avant raisonné : les fondamentaux du journalisme ne changeront pas, au contraire. Plus que jamais, face à cette urgence permanente, il est vital de vérifier ses sources, de les identifier, de les confronter, de les recouper, d’être sur place autant que derrière un écran, d’échanger, de vivre l’évènement et de s’y préparer.

Un avenir grisant selon moi car chacun de nous y a toute sa place.

Avec son libre-arbitre.

A voir également :

Le compte-rendu des entretiens par les étudiants de la L3pro webjournalisme de Metz

Toutes les vidéos de ces 2 journées passionnantes.

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