Une webjournaliste sur le terrain : Alice au Jardin du Michel

Posted on 08/07/2014

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Alice Beckel est notre stagiaire 2014. Etudiante dans ce qui était jusqu’en septembre dernier la licence pro « journalisme et médias numériques », devenu depuis le Master éponyme (Université de Lorraine à Metz), Alice a rejoint début mai l’équipe web de France 3 Lorraine jusqu’à la fin juillet.

Tout comme ses prédécesseurs, elle n’a pas coupé au premier exercice grandeur nature : 3 jours sur place en autonomie avec le matériel nécessaire (voir la photo ci-dessous) pour couvrir le Jardin du Michel, un festival lorrain en pleine croissance. Comme Audrey en 2013 et David en 2012.
Retour avec un petit texte sur cette expérience. Et l’album photo Facebok en bonus :-)

Dans le cadre de mon stage à la cellule web de France 3 Lorraine, j’ai réalisé une couverture du festival de musique, le Jardin Du Michel. Cet événement durait trois jours. De plus, en 2014, le JDM fêtait ses 10 ans.

Ma mission, faire vivre cet événement en direct et dévoiler les coulisses de cette édition anniversaire.

Couvrir un événement live pour un site internet signifie : être journaliste, être photographe, être monteur, être zen.

Se préparer en amont :

Ce conseil est bien connu de tous les journalistes qui ont déjà étudier ou pratiquer une couverture d’un événement en direct. Mais on ne le répètera jamais assez, couvrir un événement en direct demande de la préparation. Il faut essayer de déterminer précisément ce qui peut être réalisé en amont.

Les interviews :
Dans le cas d’un festival de musique, les infos pratiques et les interviews sont les éléments les plus prévisibles. Plusieurs semaines avant l’événement on effectue une demande d’accréditation et on peut commencer à éditer des articles d’informations pratiques. Par exemple : comment se rendre au festival ? Ou encore récolter et recouper les chiffres concernant la fréquentation des années précédentes.

Une fois la demande d’accréditation validée, on peut commencer à préparer nos interviews et rédiger les articles avec des informations bibliographiques.
En ce qui concerne mes interviews j’ai décidé de retranscrire les informations concernant les groupes via Thinglink. Cet outil d’infographie est facile à mettre en forme et il est simple d’utilisation. Son interactivité et son design permet de mettre du contenu en valeur.

Les coulisses :
Une fois cette étape réalisée, il a fallu penser au deuxième pan de ma mission. Faire vivre aux internautes les à-côtés du festival.
Lorsque l’on n’est pas encore sur le terrain, internet et le téléphone sont nos meilleurs alliés.
En parcourant le dossier de presse, j’ai identifié les actions intéressantes et contacté les responsables pour expliquer en détail ma démarche. Ces premiers échanges téléphoniques permettent de récolter des informations fiables, de fixer un rendez-vous et aussi de rassurer nos interlocuteurs car la plupart des personnes interviewées l’était pour la première fois.

Sur place :

Pendant les préparatifs :

Se rendre sur les lieux un jour avant le début du festival n’est pas un luxe. Tout d’abord parce que l’on peut suivre les derniers préparatifs et profiter de ces premiers articles pour donner un avant-goût de la couverture live à venir.
Mais surtout, on évalue les conditions dans lesquelles on va travailler dans les jours à venir que ce soit d’un point de vue technique ou relationnel.
J’étais une des seules journalistes à être déjà sur place ainsi j’ai pu discuter tranquillement avec les organisateurs de l’évènement sans que ceux-ci soient constamment interrompus. Ce fut plus compliqué pour les bénévoles car ils étaient tous très occupé. Je souhaitais les interroger sur leur relation avec Michel, l’homme qui a donné son nom au festival. Cependant, le fait d’avoir tout mon temps m’a permis de multiplier les demandes de témoignages et j’ai finalement obtenu ce que je cherchais.

Pendant le festival :

Une fois, ce jour d’essai effectué, les choses sérieuses commencent. Les trois prochains jours ne seront que des allers-retours entre la tente presse et les lieux du festival.

Il faut constamment :

  • Surveiller l’heure pour ne pas rater les concerts et les interviews
  • Aller faire quelques photos ambiance
  • Réaliser des photos ou des vidéos des concerts en cours
  • Traiter les photos (recadrer…)
  • Promouvoir tous ces contenus sur les réseaux sociaux
  • Retranscrire et/ou monter les interviews
  • Surveiller les niveaux de batterie de tous nos appareils
  • Prier pour que la connexion réapparaisse.
  • Et avoir de la chance

Provoquer la chance :

Même s’il est certain que lors d’une couverture live d’un festival notre périmètre d’action est restreint, sortir de cet enclos m’a permis de faire des rencontres intéressantes.
Avec cette édition anniversaire, je me demandais comment les habitants de Bulligny, le village hôte du festival, percevaient l’évolution de ce qui était au départ, un simple concert organisé dans un jardin.

Hormis les réponses banales mais néanmoins sincères expliquant que le festival était une bonne chose, j’ai rencontré des vignerons qui avaient un discours plus mitigé. Ils expliquaient que leurs productions viticoles n’étaient pas assez promues sur le JDM.

En voulant interroger une autre passante dans le cadre de ce micro-trottoir, j’ai rencontré une fan d’Alice Cooper. Cette dame était venue de Marseille uniquement pour rencontrer pour la 10e fois son idole. Artiste-peintre, elle a offert une veste que le chanteur a porté une cinquantaine de fois lors de sa dernière tournée. Cette entrevue m’a donc fourni une anecdote supplémentaire et à donner lieu à un article.

Ces travaux faisaient l’objet d’une page spéciale sur le site internet de France 3 Lorraine. Les vues espérées n’ont pas été atteintes.

Mea-culpa :

Je pense avoir fait des erreurs lors de cet exercice.
Tout d’abord, dans la manière de promouvoir mes articles. Je n’ai pas utilisé tous les hashtags mis en place pour cet événement. Pour la 10e édition du festival, il en existait trois, je me suis cantonnée exclusivement à utiliser celui mis en place par France 3. Ce qui, à n’en pas douter, a desservi la visibilité de mes articles.

Je pense également que j’aurais pu prendre davantage de photos des festivaliers. Cette pratique permet de multiplier les contacts auprès des personnes susceptibles d’être intéressées par les publications. Une fois le JDM terminé, les internautes se seraient cherchés sur le site ce qui aurait généré du trafic et leur aurait fait découvrir les autres articles.

Désormais, je me prépare à réaliser le même exercice pour le Tour de France 2014. Un événement différent du JDM, mais qui j’en suis certaine sera tout aussi intense.